Archives pour la catégorie Ubarius, un brin rageur

Je voyage dans l’actualité ; un détail contrarie mon rêve : je vous livre mon humeur décalée.

Un coup d’épée dans le mot.

Peace Tour Eiffel Jean Julien

Depuis trop longtemps nos hommes politiques et nos intellectuels français, concernant la gestion de la vie de la cité, cultivent et entretiennent un déni de réalité. Les uns par un cynique opportunisme, les autres par une transformation de leurs idées en religion boursoufflées de laïcité.

Même si l’abus de religion nuit à la santé, un peu de religieux sinon de spiritualité élève les âmes.

De la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, de nos avancées intellectuelles, et parfois universelles – il est vrai – nous avons dressé un linceul sociétal. Nous avons cessé de nommer les choses qui nous gênaient pour continuer à vivre dans un monde idéal auquel nous voulons croire. L’idée plus forte que la réalité. Hélas, c’est le contraire : le réel peut être gouverné par les idées, mais en aucun cas les idées n’ont de réalité en dehors des occasions dans lesquelles elles s’incarnent (cf. Germaine de Staël).

La confusion est à son comble quand j’entends articuler aujourd’hui dans toutes les bouches le nom d’un ‘’état islamique’’, état auto-proclamé, non reconnu, mais dont le nom est répété à l’infini. Je l’entends comme une sinistre litanie.

Ohé du badaud éclairé, homme politique, intellectuel clairvoyant, média libéré, simple citoyen, navigateur solitaire ! ne peux-tu pas en parlant de ces bandits les dénoncer systématiquement en parlant d’eux comme d’un ‘’pseudo-état-islamique’’ ?

Nommons les choses à leur endroit non à l’envers de nos esprits trop emprunts d’idéaux.

Charles BUKOWSKI

Charles BUKOWSKI

 » Comment diable un homme peut-il se réjouir d’être réveillé à 6h30 du matin par une alarme, bondir hors de son lit, avaler sans plaisir une tartine, chier, pisser, se brosser les dents et les cheveux, se débattre dans le trafic pour trouver une place, où essentiellement il produit du fric pour quelqu’un d’autre, qui en plus lui demande d’être reconnaissant pour cette opportunité ?  »

Contes de la Folie Ordinaire (Tales of ordinary madness) traduit de l’américain par Léon Marcadet

Lundi, mardi, Charlie, jeudi, vendredi…

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Je suis Charlie ?
Sommes-nous Charlie ?
Oui à l’irrévérence et à la liberté d’expression.
Non à l’amalgame de la bien-pensance convenue et aux réflexes aveugles et moutonniers.
Médias et politiques veulent nous faire croire que l’odieux attentat à Charlie Hebdo est une atteinte à la liberté de la presse. Non !
C’est avant tout la conséquence d’une irresponsabilité notoire de la classe politique qui n’ose affronter la réalité en face. Depuis au moins trente ans, elle tergiverse et refuse aussi bien de régler les problèmes d’intégration que de nommer le mal islamiste afin d’éliminer le danger pour notre démocratie de culture catholique.
Les médias ne sont pas innocents. Complices et complaisants, ils courent à l’audimat et produisent plus d’émotions que de sens.
C’est de notre faute aussi à nous, citoyens, qui croyons en toutes ces balivernes du « vivre-ensemble » et à ses mauvaises applications, à nous qui suivons le mouvement comme des abrutis en nous apitoyant sans pudeur.
Nous sommes passés de l’ère biblique de « celui-qui-n’a-jamais-fauté-lui-jette-la-première-pierre » à l’ère médiatique de « Celui-qui-n’a-jamais-pleuré (publiquement)-ira-en-enfer »
Je suis triste.

Signé : Charlie Bobo en souvenir et hommage du 7 janvier 2015

Merci à Joël GUENOUN pour son illustration.

HOLLYWOOD \ SWING / GUN

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Je dénonce la malfaçon, le parfum de supercherie, la faute de gout, l’ironie cynique qui se retourne contre la douceur et la générosité des êtres : en une semaine, Arnold Schwarzenegger et Melinda Gates viennent à Paris et, à grand renfort de communication bien huilée – c’est naturel pour un ancien body-builder… – nous expliquent comment sauver la planète. Tout le monde gobe le spectacle et dit merci ! Les portes de l’Elysées et de l’hôtel de ville de Paris s’ouvrent avec les honneurs. Je ne mets pas en doute la sincérité ni le dévouement de ses personnalités à des causes humanitaires, je déplore le spectacle de la bonne conscience exposée et la duplicité de la société du spectacle en générale et des idylles socialistes en particulier, toujours très prompts à faire le grand écart idéologique. Ils attisent la lutte des classes, stigmatisent les riches mais n’ont aucune gêne ni pudeur à cirer les pompes des représentants du KOLOSSAL KAPITAL en la personne du grand HOLLYWOOD et du pape de la SILICONE VALLEY, sinon de sa femme !

Quel choc et discordance, quel malaise de nous voir tous nous répandre comme des pantins anonymes, repus d’ignorance feinte ou crasse, dans un bain de bonne conscience en nous offrant un bel éclairage solidaire dans la maintenance médiatique du charity business. La bien-pensance s’engouffre dans l’abime, les socialistes sortent les petits fours.

De cette clownerie générale découle une ultra tristesse. Je pleure.

Parfum de femme

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ELLE n° 3544 – 29nov13

Au début du mois de novembre, j’étais parti rêver sur les pages du magazine ELLE…Je fus stoppé dans mon transport en tombant éberlué et déçu sur la chronique désenchantée et agressive du sieur Nicolas Bedos. Pas rancunier, remis de mes désapprobations exprimées lors d’un précédent billet, je décide, quatre semaines plus tard de feuilleter de nouveau le beau magazine féminin. Hélas, mille fois hélas ! Un prestigieux annonceur a trouvé opportun d’insérer une publicité odorante dans le numéro…Alors que je vous parle son parfum entêtant m’envahit encore le nez et, il me revient comme un cauchemar l’embarras dans lequel je me suis retrouvé à plusieurs reprises dans le passé aux contacts d’individus trop exagérément parfumés. Qui n’a pas croisé lors d’une réception mondaine une charmante personne un peu trop aspergée, et poliment, tant qu’il était debout, a joué des ronds de jambes diplomatiques pour fuir l’effluve agressif qui inhibait toutes ses attentions galantes ?

Ma dernière expérience malheureuse avec un parfum gênant s’est terminée par un piteux aveu de ma part à la charmante invitée qui me reprocha d’avoir été distant tout le temps du diner – comprenez seulement que je ne pus ni sentir le vin, ni l’odeur du petit lardon frit dans la salade de lentilles délicatement assaisonnée d’un délicieux vinaigre de cidre – . Elle a su garder ses distances depuis…

J’aime dans le parfum l’intention de séduction invisible. Je ferme les yeux et j’imagine un corps en caresses, ses mouvements en promesses. La femme est un souffle, elle abandonne volontiers dans le vent le souvenir de son parfum pour continuer à me captiver. Tout se joue dans la subtilité et le silence, c’est un jeu, c’est une danse. Dino Risi en 1974 réalisa Parfum de femme, quarante ans plus tard, je pense toujours et encore à son héroïne dont j’étais tombé éperdument amoureux : Agostina Belli. Elle demeure dans mes rêves l’ange merveilleux, l’essence féminine, mon éternel féminin. Brune capiteuse et joyeuse aux yeux clairs. J’aime la suggestion, pas l’outrance, la proposition discrète non l’imposition outrancière, la peau nue qui se laisse renifler avec tendresse, pincée de-ci de-là de quelques gouttes d’un parfum mutin sublimant l’activité du jour et les nuits câlines…

Rappel du titre de la chronique de N. Bedos : La France qui pue. A bon renifleur, salut !

Une illusion merveilleuse !

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VA – 14nov13

Dans le prolongement des lignes de dépit documentaire ouvertes sans limite aux bénéfices des lecteurs désabusés par la déliquescence de nos mœurs contemporaines, Denis Tillinac dans sa tribune inspirée de la semaine du 14 novembre dernier semblait sortir légèrement du champ de l’actualité pour parler du sport en général et de son commerce d’hier à aujourd’hui.

Grace à son exercice, il nous communiquait un souffle intelligent et positif qui dénonçait en particulier le sport-spectacle et son fric (sic) sans condamner ni sa pratique bien sûr, ni sa contemplation.

Au lendemain de la victoire incroyable des bleus le 19 novembre , je me réjouis avec mes garçons et me console en vous écrivant. La France, premier pays consommateur d’antidépresseur par habitant, vient de se trouver, dans l’illusion collective, une nouvelle drogue. Il aurait mieux fallu pour notre pays que son équipe nationale de football perde. Malgré le sursaut d’orgueil et de fierté qui a conduit à la victoire, c’est l’esprit ‘’flamby’’ qui va triompher.

Hélas l’équipe de France de football n’est plus le symbole d’un melting-pot Black-Blanc-Beur réussi mais la chimère d’un grand idéal utopique auquel nous essayions encore de croire. La victoire magnifique contre l’Ukraine va servir de paravent derrière lequel notre manque de courage collectif va se perfuser de molécules analgésiques. J’espérai avec une méchante défaite un électrochoc qui participerait au réveil de nos consciences que trop peu de politiques et de médias ont ni l’honnêteté, ni la clairvoyance ni le courage de provoquer.

Arrêtons avec la France Blague-Blanc-Leurre et retrouvons nos vraies couleurs sur le drapeau français ; nous savons gagner quand il le faut !

La chronique qui tue

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ELLE n° 3540 – 1er nov13

Je voyage en magazine. Je pars sur les pages faire du lèche-vitrine. Aujourd’hui, je butine le magazine Elle du 1er novembre. Ecoutant certains dimanches, avec bonheur « Il n’y en a pas deux comme Elle » sur Europe 1, je souhaite retrouver sur le papier l’ambiance délicate et les propos pertinents des dames de la radio. Là où les femmes sont primesautières et conséquentes, les hommes sont présomptueux et velléitaires ; avec cette lecture je souhaite fuir le monde agressif des males pour l’univers chaleureux et esthétique de la gente féminine.

Hélas, je tombe page 32 sur la chronique de Nicolas Bedos : « La France qui pue ».

Que fait le chroniqueur beau gosse et survolté dans les pages de Elle avec des propos hostiles et disgracieux à l’encontre des français qui ne penseraient pas comme lui au sujet de l’immigration. Je croyais que son rayon était l’humour, là il s’installe dans la vindicte bobo revancharde. Qu’il fasse de sa vision idyllique un poème non une charge grossière et insultante et je compatirai, hélas une fois de plus, sur la misère du monde.

Lire un magazine féminin c’est comme passer noël à Venise. On rêve sur l’eau sans avoir à se mouiller. La plume de N. Bedos trempée dans la poudre de coco m’éloigne des rivages lagunaires et idéalisés.

Dommage pour mon embarquement que le gondolier ait été mal choisi !