Tous les articles par Ubarius

Né en juin 1961 Marié, père de deux garçons (19 et 16 ans) Service militaire effectué au sein de la Marine Nationale Directeur technique de salons professionnels (1986 – 2005) Tour(s) de son nombril (2006 – 2007) Courtier en Travaux (2008 – aujourd’hui) Depuis 2012 consacre 90 % de son temps à l’écriture : - Taxi Lul’ au Fort du Trou d’Enfer (album pour enfant) - Le vol du poisson rouge (récit pour adulte) - O.L.P (scénario de court métrage) Dyslexique non contrariant …

Une illusion merveilleuse !

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VA – 14nov13

Dans le prolongement des lignes de dépit documentaire ouvertes sans limite aux bénéfices des lecteurs désabusés par la déliquescence de nos mœurs contemporaines, Denis Tillinac dans sa tribune inspirée de la semaine du 14 novembre dernier semblait sortir légèrement du champ de l’actualité pour parler du sport en général et de son commerce d’hier à aujourd’hui.

Grace à son exercice, il nous communiquait un souffle intelligent et positif qui dénonçait en particulier le sport-spectacle et son fric (sic) sans condamner ni sa pratique bien sûr, ni sa contemplation.

Au lendemain de la victoire incroyable des bleus le 19 novembre , je me réjouis avec mes garçons et me console en vous écrivant. La France, premier pays consommateur d’antidépresseur par habitant, vient de se trouver, dans l’illusion collective, une nouvelle drogue. Il aurait mieux fallu pour notre pays que son équipe nationale de football perde. Malgré le sursaut d’orgueil et de fierté qui a conduit à la victoire, c’est l’esprit ‘’flamby’’ qui va triompher.

Hélas l’équipe de France de football n’est plus le symbole d’un melting-pot Black-Blanc-Beur réussi mais la chimère d’un grand idéal utopique auquel nous essayons encore de croire. La victoire magnifique contre l’Ukraine va servir de paravent derrière lequel notre manque de courage collectif va se perfuser de molécules analgésiques. J’espérai avec une méchante défaite un électrochoc qui participerait au réveil de nos consciences que trop peu de politiques et de médias ont ni l’honnêteté, ni la clairvoyance ni le courage de provoquer.

Arrêtons avec la France Blague-Blanc-Leurre et retrouvons nos vraies couleurs sur le drapeau français ; nous savons gagner quand il le faut !

La chronique qui tue

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ELLE n° 3540 – 1er nov13

Je voyage en magazine. Je pars sur les pages faire du lèche-vitrine. Aujourd’hui, je butine le magazine Elle du 1er novembre. Ecoutant certains dimanches, avec bonheur « Il n’y en a pas deux comme Elle » sur Europe 1, je souhaite retrouver sur le papier l’ambiance délicate et les propos pertinents des dames de la radio. Là où les femmes sont primesautières et conséquentes, les hommes sont présomptueux et velléitaires ; avec cette lecture je souhaite fuir le monde agressif des males pour l’univers chaleureux et esthétique de la gente féminine.

Hélas, je tombe page 32 sur la chronique de Nicolas Bedos : « La France qui pue ».

Que fait le chroniqueur beau gosse et survolté dans les pages de Elle avec des propos hostiles et disgracieux à l’encontre des français qui ne penseraient pas comme lui au sujet de l’immigration. Je croyais que son rayon était l’humour, là il s’installe dans la vindicte bobo revancharde. Qu’il fasse de sa vision idyllique un poème non une charge grossière et insultante et je compatirai, hélas une fois de plus, sur la misère du monde.

Lire un magazine féminin c’est comme passer noël à Venise. On rêve sur l’eau sans avoir à se mouiller. La plume de N. Bedos trempée dans la poudre de coco m’éloigne des rivages lagunaires et idéalisés.

Dommage pour mon embarquement que le gondolier ait été mal choisi !

Gourmets des Ternes

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Aux Gourmets, je venais avec mon père.
J’y viens seul ou accompagné sans jamais réserver alors que c’est toujours complet. C’est ma coquetterie de parigot.
Deux fois, le Père Marie m’a viré parce que je ne prenais pas d’entrée (le temps de préparer la viande disait-il…).
Je reviens quand je peux, entre deux rendez-vous.
Je passe de temps en temps pour embrasser la pièce de bœuf et essorer le baba au rhum ; oh ! bien sûr, je commence par une entrée, souvent les céleris rémoulade.
Pour le vin, c’est selon l’humeur, le portefeuille, et l’échange d’idée avec Jean, le fils et actuel patron.
Ouais, c’est vrai, le Bérurier (personnage outrancier, obèse, impudique, ronchonnant…de la série de romans policiers San-Antonio) est parfois au service dans la salle mais, dans l’assiette, y’a du Mozart. Alors, il faut savoir regarder l’un et écouter l’autre. Et puis, quand le Béru met son tutu, il faut se laisser aller, et se marrer avec lui… Il ne faut pas s’arrêter aux apparences un peu rudes du service. Pour aimer faut comprendre. Faut avoir le décodeur.
Les Gourmets est un bistro de parisiens pour le monde entier. Mais faut se plier au protocole. Il y a de la gouaille, de l’exagération, de la maladresse contrôlée… Un peu de rudesse dans ce monde aseptisé, cela ne fait pas de mal !
Aux Gourmets, il y a de la continuité et de l’excellence depuis les trente cinq ans que je le fréquente.
Pas de place pour la fanfreluche et la minauderie. Il faut savoir s’imposer avec discrétion et charme.
On n’est pas riche de ses caprices mais de son désir à se faire du bien.

J’aime les Gourmets des Ternes.